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4 années ago
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Pourquoi pratiquer un sport extrême ?

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Indéniablement, le sport extrême est perçu comme une activité sportive de haut niveau, pour laquelle tous les paramètres sont optimisés : matériaux, matériels, techniques, suivi médical, préparation phy­sique, intensité de la compétition, dépassement de soi.

Il n’est pas absent, par ailleurs, de certaines pratiques de masse, où le dépas­sement de soi ordinaire confine à l’excès, à la prise de risque, et que résume une terminologie à la mode: «se défoncer», «se déchirer», «s’éclater», etc.
Mais, plus avant, le mot « extrême » manifeste une intensité d’usage révélée par des pratiques sociales diverses (sports et loi­sirs d’aventure ou à risque, vacances, expériences sensorielles) que réunit un point commun : la volonté de tester ses limites, d’accéder à des émotions ou sensations exceptionnelles ou incon­nues. La filiation argumentaire du qualificatif “extrême » dans la publicité et la consommation de masse remonte aux  années 1980, tandis que la généalogie de l’extrême, en politique ou en idéologie, plonge dans les expériences réprouvées du national-socialisme et du communisme. »

La recherche de sensations fortes au cœur de l’extrême tra­duit plusieurs traits du contemporain. Concernant les sports extrêmes, nous pouvons concevoir plusieurs let motiv :

  • La quête d’aventure : la conquête d’espaces et de pleine
    nature est une évolution du sport, qui, conjuguée à la «civilisation des
    loisirs», promeut des expériences et des technolo­gies nouvelles, propres à
    fournir ces sensations.
  • L’épreuve du risque : les sociétés sécuritaires suscitent,
    par contraste, un désir de sensations et de risque (particulièrement chez les
    «cols blancs» ou les adolescents), permettant d’éprouver sa vie au risque de la
    mort. D’où le succès d’activités comme le saut à l’élastique ou le vol libre.
  • L’investissement sur soi : la volonté de «ne rien perdre de
    sa vie» ou de «vivre pleinement le moment présent» traduit la perte de transcendance de l’individualisme contemporain : l’indi­vidu ne peut que s’en remettre à lui et à sa vie «matérielle» pour éprouver le sentiment d’exister. D’où la tentation d’«extrémiser» une existence fragilisée dans son identité.

La psychologisation des conduites met en avant que la pratique d’un sport extrême  m’identifie, en m’offrant une connaissance de moi. Le franchissement des limites est l’idée-force de la recherche d’extrême.

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Divers

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